[Série : l'Entrepreneuriat Féminin en France] 2/5 - Les difficultés d’une femme entrepreneure en France

19 juin 2020

Ça y est ! La grande décision a été prise : Vous êtes prête à vous lancer dans l’aventure entrepreneuriale. Vous avez votre projet en tête, des buts précis, mais vous aimeriez en connaître plus sur l’entrepreneuriat féminin. Aux premiers abords, l’entrepreneuriat semblerait être principalement dominé par les hommes. Coûte que coûte, vous êtes déterminée à franchir le pas, dans un domaine peu à peu conquis par les femmes. Voici quelques points clés à connaître sur l’entrepreneuriat féminin, et ce que vous pouvez y apporter quel que soit votre parcours. 

À travers cette série d’articles, nous vous amenons à découvrir différentes parties de l’entrepreneuriat féminin telle que son évolution !  

Entre lois tardives et préjugés 

Encore aujourd’hui, être une femme entrepreneure n’est pas une affaire facile, mais pas impossible ! À l’échelle mondiale, et plus particulièrement à l’échelle nationale, les femmes sont de plus en plus nombreuses à se lancer dans l’entrepreneuriat. 

Malgré une évolution prononcée de la condition féminine depuis le XXe siècle, certaines inégalités, ancrées dans notre culture, persistent. 

Avant 1965, par exemple, les femmes devaient avoir l’accord de leur mari pour ouvrir un compte en banque. Aujourd’hui les difficultés rencontrées sont généralement des idées reçues par la société française. Voici quelques-unes de ses idées reçues :

La conciliation entre vie privée et travail

La première contrainte rencontrée par les entrepreneures tourne autour des stéréotypes associées aux femmes dans notre société. 

En France, un entrepreneur moyen possède une famille, quelque soit son genre, et donc des obligations externes

Malgré cela, un grand nombre de cheffes d’entreprises parviennent à concilier leurs deux vies sans trop de soucis. C’est le cas d’Audrey Mula, directrice-fondatrice d’Evidence Immobilier et mère de deux filles (lu dans un article d'Évidence Immobilier).

Trouver des financements 

Lorsque l’on parle de financements, les hommes et les femmes qui entreprennent rencontrent à première vue les mêmes difficultés au départ. 

Le secteur banquier a toujours été assez méfiant vis-à-vis des demandes d’investissement d’entrepreneurs. Jugés trop risqués, et parfois peu crédibles. 

Pourtant le taux de rejet de prêt bancaire reste plus élevé chez les femmes (4,5% contre 2,3%). Ce jugement sur la crédibilité des femmes d’affaires est basé sur les stéréotypes de genre de la société. Ce qui ne justifie pas ce taux inférieur.

Le préjugé social serait qu’une femme avec une famille pourrait être plus concentrée sur sa famille que sur son projet professionnel. Du côté économique, certains banquiers vont juger les hommes plus aptes que les femmes à la vente de leur projet et à la recherche de nouveaux investissements. Investir dans un projet détenu majoritairement par une femme serait plus risqué. 

Cependant des fonds d’investissements ou des business angels commencent à se mettre en place pour contrebalancer ces préjugés, et accompagné des entrepreneures sur le moyen ou long terme. Par exemple, Femmes Business Angels, une communauté d’investisseuses qui privilégie les projets portés par des femmes, montre qu’il n’y a pas de différences réelles dans la réussite d’un projet, qu’il soit porté par une femme ou un homme. 

La confiance en soi comme facteur de réussite 

La société peut avoir d’autres effets négatifs sur les capacités à entreprendre pour les femmes. Le manque de confiance en soi en est un exemple flagrant, 16% des femmes entrepreneures sondées par une étude indiquent que c’est encore pour elles un frein majeur alors qu’elles ont déjà commencées à entreprendre. (« l’Observatoire BNP Paribas de l’entrepreneuriat féminin » effectuée auprès de 810 femmes entrepreneures françaises) 

Selon une superviseure du réseau France de BNP Paribas, Marie-Claire Capobianco, cela engendrerait pour les femmes un frein majeur car elles auraient moins confiance dans leur capacité à penser la stratégie et à développer leur affaire.

(https://www.creerentreprise.fr/entrepreneuriat-feminin/)

Y aurait-il un entrepreneuriat féminin et un entrepreneuriat masculin ?

À première vue, les entrepreneures seraient plus opérationnelles que stratégiques. En d’autres termes, elles seraient plus axées sur une évolution et un management collectif. Ainsi, l’ambiance dans une équipe pourrait amener à un développement personnel plus poussé. 

Ces observations ne soulignent cependant pas une énorme différence entre les deux sexes en fonction du secteur d’activité, car le modèle de management devient graduellement non genré.

Enfin, le dernier préjugé tourne autour du réseau professionnel. Il semblerait que les cheffes d’entreprises voient ces réseaux comme des outils de valorisation plutôt que des outils de business.

Par delà les difficultés rencontrées par les femmes en entrepreneuriat, les aides proposées par les institutions en France sont avantageuses. 

À suivre : Le prochain article sur les mouvements de soutien et d’aides pour les entrepreneures en France

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